:::

Les pro-réunificationnistes accusent la police de protéger les manifestants

  • 01-04-2014
  • Editor
Les pro-réunificationnistes accusent la police de protéger les manifestants
Manifestation de soutien a l'accord interdétroit

Aujourd’hui, alors que la manifestation contre l’accord interdétroit sur les services se poursuivait aux alentours du siège du Parlement, quelques centaines de personnes ont tenté de pénétrer dans les lieux. Elles représentaient le parti pour la promotion de la réunion chinoise et l’Union pour le bien-être des travailleurs. A la tête de ce groupe figurait le président du parti pro-réunificationniste, Chang An-le, surnommé « le loup blanc ».

Ce leader a condamné les étudiants manifestants qui continuent de paralyser le Parlement depuis le 18 mars dernier et les a appelé à rendre les lieux au pouvoir législatif afin de permettre à l’Etat de reprendre ses activités à un rythme habituel. Par ailleurs, Chang An-le a tenu les forces publiques responsables de cette situation chaotique. Selon lui, la police fait preuve de trop de retenue face aux occupants illégaux. « Notre demande est simple : régler le problème conformément à la loi. La police insiste pour ne pas réprimer la violence par la force. C’est très bien. Pour ne pas utiliser la force, il suffit d’appliquer la loi. Vous tolérez les actes illégaux. Ceci est désapprouvé par beaucoup de personnes parce qu’il pourrait entraîner le chaos. On a déjà vu cet exemple en Thaïlande, non ? » a-t-il prononcé. Les étudiants manifestants lui ont répondu en prononçant en choeur « la mafia dirige l’Etat ».

En réalité, Chang An-Le est le fondateur d’un groupe criminel de longue existence dit le Gang du Bambou Uni. En 1984, il a dévoilé l’implication du parti au pouvoir dans l’assassinat de l’écrivain dissident Jiang Nan séjournant aux Etats-Unis. Ce dernier avait écrit un livre dévoilant les secrets du Président de l’époque, Jiang Jing-Kuo. A noter que sous la loi martiale, une telle publication portant atteinte à l’image respectable du Chef de l’Etat n’était pas tolérée par le régime. Avant qu’il ne se soit rendu à la Justice en juin 2013, Chang An-le a vécu en Chine pendant 17 années. Ceci aurait renforcé son lien avec la Chine.

Vos commentaires

Derniers articles de cette catégorieplus